
KAWAI Toko
Nom original: 川唯東子
Fonction:
Scénariste
Dessinateur
Biographie


le mot de l'auteur :
Née le 16 Octobre.
Groupe sanguin A.
Habite à Osaka.
Pas de hobby.
Pas de talent particulier.
Aime : le saké.
Déteste : Les choses fatigantes, la transpiration.
… Autrement dit, je suis une personne peu intéressante…
En ce moment, je suis accro aux ailes de raies grillées. C'est délicieux ! Et parfait avec du saké. Mais les ailes de raies, c'est un plat qu'on choisit souvent de manger ! Les gens qui ont imaginés ça sont des génies!
Née un 16 octobre à Osaka, Toko Kawai a commencé à dessiner dès son plus jeune âge. Pourtant, elle a commencé à s'investir dans les mangas assez tardivement.
En effet, Toko Kawai a commencé à travailler au sein d'une société de design, mais après quelque temps elle s'est demandée si c'était vraiment ce qu'elle souhaitait pour son avenir.
C'est en voyant le travail d'une amie mangaka qu'elle a décidé de se lancer dans la création de mangas. Elle a donc commencé à présenter ses travaux à des maisons d'édition, et à la troisième présentation elle a été retenue, publiant ainsi son premier manga Keijijôna Bokura en 2000.
Bien qu'elle ait étudié dans un lycée spécialisé en art et une faculté de design tournée vers la conception de design industriel, elle n'a jamais pris de cours pour dessiner des mangas. C'est en s'inspirant des dessins de son amie qu'elle a commencé à dessiner.
Elle fait ses mangas seule, à la main, sans assistant ni ordinateur.
Elle a décidé de se spécialiser dans le yaoi car, selon elle, les relations
entre un homme et une femme ont toujours des conséquences, comme avoir
des enfants... De plus, elle estime que les histoires entre hommes sont plus romantiques.
Elle pense que la plupart des personnes lisant du yaoi étant des jeunes filles, si une femme apparaît dans le scénario, il y a une possibilité que la lectrice puisse être jalouse : un problème qui ne se pose pas dans le yaoi.
Signe astrologique : Balance
Groupe sanguin : A
(D'après une interview de Toko Kawai lors de la Yaoi-con en Californie.)
Bibliographie
2000 : Keijijôna Bokura
2001 : Loveholic - Renai Chûdoku
2002 : Kurumi no Naka
2003 : Cut
2003 : [bónd(z)]
2005 : Overdose
2007 : Juste au Coin de la Rue (Ano Kado wo Magatta Tokoro)
2008 : Café Latte Rhapsody
2008 : Irrésistible ivresse (Shizuku Hanabira Ringo no Kaori)
Interview
Durant la Japan Expo, Yaoi Juice a eu le
privilège de poser 5 questions à l'auteur de Love Holic, Cut ou encore
Irrésistible Ivresse. Une rencontre pleine de charme face à une Toko
Kawai pleine de beauté dans son magnifique kimono. Le choix des
questions fut difficile, alors nous esperons qu'elles vous satisferont.
Voici sans plus tarder, l'interview de Toko Kawai :
1- Comment son entourage a-t-il réagi lorsqu'il a appris qu'elle dessinait du BL ?
Au départ, c'était un secret. Elle ne l'avait dit à personne, une
seule amie était au courant et puis, petit à petit, ça a commencé à se
savoir. Évidemment, elle ne pouvait plus se cacher, donc tout le monde
finit par percer le mystère. Sa mère... – elle ne sait pas pourquoi –
était très fière d'elle et distribuait même ses mangas à différentes
personnes, ce qui la gênait un petit peu. Elle disait tout le temps à sa
mère : "Maman, arrête de faire ça s’il te plait !" *rire* Donc tout se
passait vraiment bien.
2- Comment s’y est-elle prise pour sortir son premier manga et a-t-elle rencontré beaucoup d'obstacles ?
En fait, elle a été publiée à son 4ème manga! Elle en avait déjà
envoyé 3 auparavant, toujours au même magazine parce qu'elle tenait
absolument à se faire publier chez eux. Et au bout du 3ème, on finit par
lui dire : "Arrêtez. Laissez tomber. *rire...* C'est pas fait pour
vous, allez voir un autre éditeur, ça ne marchera pas avec nous." C'est
là qu'elle prit une grande décision : "J'en recommence un dernier et si
ça ne marche pas, j'arrête." Elle s’était vraiment résolue à abandonner
si ça ne marchait pas au prochain et heureusement, pour notre plus grand
bonheur, le 4ème reçut un prix. C’est le début de sa carrière ! En
fait, si elle voulait être éditée chez Biblos, c’était avant tout parce
qu’un auteur qu’elle admirait s’y était fait publier et aussi, pour la
réputation de la boîte.
3- Que pense-t-elle du scantrad et que voudrait-elle dire aux équipes de scantrad ?
Alors, elle fait vraiment une grande distinction entre les gens qui
le font au Japon et ceux qui l’exercent à l'étranger. Au Japon, elle est
complètement contre... Cependant, concernant les pays étrangers, son
point de vue diverge ; elle se dit : « Il y a beaucoup d'œuvres qui ne
sont pas traduites ou d'autres qui ne sortent pas. Puis, le nombre de
gens qui lit est différent, il n'y a pas autant de monde qu'au Japon
donc, pourquoi pas… ? Ce n’est pas un truc extraordinaire, mais ce n'est
pas non plus une si mauvaise idée. » Surtout qu'il y a plein de gens
qui sont venus la voir à la séance dédicace cette semaine et qui lui ont
dit : « La première fois que j'ai lu l'un de vos mangas, c'était sur
internet. Après, ça m'a trop plu, j'ai acheté le volume! ». Donc si ça
sert réellement à ça, à la faire connaitre, à la faire aimer, parce que
les gens découvrent quelque chose qu'ils n'ont pas la possibilité de
connaître autrement, alors, le scantrad n’est pas aussi mauvais qu’on
pourrait le croire.
4- Est-ce qu'elle peut nous parler des récents événements au Japon ?
Etant donné qu'elle vit à Osaka, et que là-bas, les événements ne se
sont pas vraiment ressentis ; il lui est difficile de parler de
l'expérience de la chose. Cependant, face aux médias et à leurs
nouvelles de plus en plus malheureuses, la panique ne put que l’envahir
elle aussi. Tout en prenant vraiment peur, elle fut accablée par la
tristesse. Elle arrêta l’écriture et le dessin durant 2 longs mois où
elle se dit : "C'est pas le moment de faire ce genre de truc! Tout va
mal!" Heureusement, ses proches finirent par la résonner en quelques
mots bien sincères : " Non, même si les gens ont eu des problèmes, même
s’il y a eu des victimes, c'est pas pour ça qu'ils vont arrêter de lire
des mangas. Au contraire, quand il ne te reste plus rien, tu t'accroches
quand même au petit plaisir que tu as dans la vie." A partir de cet
instant, elle s'y est remise volontairement, énergiquement et avec une
grande motivation.
5- Un mot pour ses fans français ?
Avant de venir, elle avait très peur qu'il n'y ait personne, que
personne ne l'aime ... Elle se disait : « Pourquoi ils viendraient ?
Pourquoi ils liraient mes mangas ? » Elle comprend qu'au Japon, ça
puisse avoir du succès parce que c'est très culturel. C'est une histoire
japonaise, écrite pour des Japonais par une Japonaise, elle pensait
donc que les Français ne pourraient pas comprendre… « Qu'est-ce qu'il va
leur plaire dans mes histoires ? » Puis, quand elle est arrivée,
qu’elle a vu tout ce monde, la surprise fut de même envergure que son
bonheur ; elle était vraiment très très heureuse. Tout le monde fut
adorable avec elle et les voir heureux l'a rendue encore plus enchantée.
Elle remercie tout le monde et elle est ravie de sa venue.
(source : Yaoi Juice.)






