On ira tous (se marrer) au paradis

Basé sur la série : Oh My God!
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Fils de Dieu ? Une vie sans aucun souci, où les miracles produits par papa éloignent les accidents, imprévus et mauvaises surprises... Demandez-donc à Samatarô Kamiyama, notre jeune héros, et il vous répondra qu'en fait, être le fils de Dieu c'est l'enfer ! Non seulement il s'ennuie à mourir – dommage, n'est-il pas immortel ? – dans cette vie trop bien réglée, mais en plus sa famille est du genre... humm, envahissante, exubérante, limite insupportable ! Entre son père et ses blagues de collégien, sa mère trop collante et deux sœurs (apprenties déesses) juste ingérables, Samatarô ne sait plus à quel saint se vouer... Si ce n'est à Tenko, son ange gardien au féminin, qui veille sur lui au lycée. Et quand débarque une nouvelle élève à la beauté... divine, Samatarô est pris d'une envie qui va bouleverser sa vie : goûter à ce sentiment excitant et inconnu... l'amour ! Un plaisir réservé aux humains ?

Un scénario original, qui recycle l'influence de la religion chrétienne avec humour : exit les visions d'apocalypse souvent lues dans les mangas, place aux miracles les plus improbables !
Un récit distrayant et à la bonne humeur radieuse, mais qui fait aussi écho, à sa manière, aux difficultés de l'adolescence.
Oh My God ! obéit à dix commandements et le premier étant de faire rire à chaque page : c'est une averse de gags qui vous attend dès le premier chapitre !

Planche 1 Planche 2 Planche 3



Mon père ce boulet
Prisonnier d'une cage dorée, notre héros vivote dans un quotidien sans surprises, si ce n'est les catastrophes qui s'abattent sur lui quand son père fait pleuvoir les miracles pour lui rendre la vie plus facile. Car « papa » a toujours un œil sur lui, où qu'il soit : vous imaginez le cauchemar pour un adolescent ? Pire : Dieu le père interprète souvent les pensées de son fils comme des souhaits à réaliser ! Il suffit qu'en classe Samatarô égare son esprit et pense aux shorts de sport des filles pour que son professeur se retrouve à lever la gambette dans cette tenue pas très orthodoxe ! Bref, même dans sa caboche, Samatarô n'est pas tranquille !
Alors quand il tombe sous le charme d'une jolie brunette, une nouvelle élève nommée Komori, bonjour les dégâts... Voyant son rejeton amoureux mais incapable de se débrouiller pour la séduire, les miracles du papounet vont placer le fiston dans des situations bigrement délicates, par exemple en transformant la plus sage des demoiselles en créature impudique et aguicheuse ! Oui : même en matière d'amourettes, Samatarô traîne son histoire familiale comme un boulet...
Surtout : comment séduire une jeune fille quand on a zéro expérience en la matière ? Pour Samatarô comme pour la plupart des ados de son âge, la réponse ne va pas être facile à dénicher. Pourtant, cet enfant gâté par un destin hors-norme (il est promis à devenir le Dieu des hommes une fois adulte) va prendre une décision radicale : devenir humain et conquérir Komori sans intervention divine !

Roooh, mais quel enfant gâté !!
C'est donc motivé par la découverte de l'amour que Samatarô fait gronder un coup de tonnerre dans la maison familiale. C'est l'occasion pour le scénariste, Yoshikazu Kuwashima, d'écrire non seulement une comédie légère menée sur un tempo soutenu – attention à l'avalanche de gags – mais aussi de développer une métaphore « divinisée » de la crise d'adolescence et de son besoin d'indépendance. Surprotégé par sa famille, manquant cruellement d'expérience dans la vie, Samatarô n'est-il pas avant tout un ado qui décide de choisir son destin, son avenir, quitte à fracasser les plans tracés par ses parents ? Quant à son envie de devenir humain, ne s'agit-il pas, au fond, d'un parallèle avec le passage à l'âge adulte ?
Les bases de l'histoire d'Oh my God ! prennent ainsi au sérieux le mal-être d'une partie de la jeunesse d'aujourd'hui, le manque de perspectives excitantes, la démotivation, alors que n'importe quel adolescent veut sentir l'odeur du risque, l'excitation de l'inconnu... C'est pas qu'on ne s'amuse pas, à quinze ans, au Japon (ou en France). Mais la pression sociale – accrue en temps de crise économique – est si constante que les rêves des jeunes sont souvent à l'étroit dans une société qui se laisse porter par la routine et la peur du lendemain.
Plutôt que d'avancer à reculons vers l'âge adulte, Samatarô, lui, fait le choix de se prendre en main, de se risquer hors de sa cage dorée pour goûter à la vraie vie... et ses innombrables embûches, qu'il devra surmonter dès le second tome, sur cinq, de cette série surprenante. Ainsi, un second niveau de lecture, plus sérieux, se superpose à ce qui reste avant tout une attrayante comédie dopée au fan-service, publiée au Japon dans le magazine mensuel Comic Flapper (qui a par ailleurs publié des mangas d'Aki « Qwan » Shimizu et de Yoshinori « Togari » Natsume).

L'amour, c'est le paradis ?
L'amour, c'est bien une affaire d'humain : nos faiblesses et nos peurs jouent finalement un rôle tout aussi important que nos qualités dans l'évolution des sentiments. C'est cet apprentissage que devra faire Samataro.
Et en se mêlant aux humains, il sera désormais aux premières loges pour les comprendre, une étape indispensable s'il veut ensuite prendre la relève de son père et endosser le rôle de protecteur de l'humanité. Son séjour sur Terre dans la peau d'un adolescent normal ne fait que commencer et dieu sait s'il sera mouvementé ! Pour s'en sortir sans l'aide de sa famille, il pourra tout de même compter sur Tenko, son ange gardien au féminin. Mais attention : si Tenko agit souvent comme un vrai garçon manqué, c'est un cœur de jeune fille qui bat dans sa poitrine, une jeune fille pas forcément ravie de voir son meilleur copain infléchir son destin pour les beaux yeux d'une humaine... Se dessine alors un triangle amoureux des plus originaux, entre un dieu, un ange et une humaine ! Oui : pour Samatarô, ça va pas être simple, pour notre plus grand plaisir...
Bref, entre comédie romantique pas vraiment banale, chronique d'une vie de famille mouvementée et sa dose d'humour survitaminé, Oh my God ! n'a pas fini de vous surprendre...


© 2006 Yoshikazu Kuwashima ©2006 TaPari, DAEWON C. I. Inc. (Media Factory, Inc, Japan)

Commentaires

c magnifique ce mangas franchement OH-MY-GOOD !

De diabelle, 05 Novembre 2010 à 18:33:13

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