
Ze
Titre VO: Ze
Titre traduit: ze
De:
SHIMIZU Yuki /
SHIMIZU Yuki
- Type: Yaoi
- Genre: Fantastique, Drame
- Collection: Yaoi
- Pays: Japon
- Nb de volume: 5 (en cours)
- Nb de volume vo: 11 (terminée)
- Illustration: n&b
- Adulte: non
- Age conseillé: N/C
- Prix: 8.95 EUR
Résumé
Ze est une série encore en cours au japon qui compte à ce jour 10 volumes, le premier volume paraitra en France aux éditions Taifu au mois de septembre.
Raizô est recueilli après la mort de son grand-père qui était sa seule famille, dans une maison dont il ne connait rien. Il se retrouve le témoin d'évènements tous plus étranges les uns que les autres.
Mais quels secrets cache cette famille? Raizô na va pas tarder à le découvrir... Et si certains d'entre eux n'étaient pas humains....
Points Forts:
* Ze est une série qui sort des sentier battus. Son originalité mais aussi la personnalité de ses protagonistes, la rendent passionnante. Entre remise en question, et relations complexes entre ses personnages, laissez-vous portez par l'ambiance singulière de cette étrange famille.
* Avec ses graphismes doux et plaisants, la mangaka a su renforcer l'univers insolite de la série.
Infos supplémentaires:
Histoire
Raizô Shichikawa a tout perdu : sa grand-mère qui l'a élevé vient de mourir, et non seulement il ne peut pas garder sa maison, mais en plus il a dû vendre tous ses vêtements pour payer la taxe de décès. Heureusement, il arrive à trouver un travail auprès de la riche et excentrique famille Mitô, en temps que homme à tout faire.
Mais dès le premier soir, les choses ne se déroulent pas comme prévu : Raizô, qui est aussi un excellent cuisinier, prépare un superbe dîner pour toute la famille, mais personne ne semble disposé à manger. Waki, qui semble être le chef de famille est trop occupé à boire du sake pour venir manger. Ôka est pleine "session d'entraînement" avec Benio, une jeune fille qu'il a présentée comme étant sa "poupée". Tout honteux d'avoir interrompu leur session quelque peu spéciale, Raizô retourne dans la salle à manger pour découvrir Kotoha s'empiffrer gaiement sous le regard de Konoe. Kotoha se mord la langue et insiste pour que Konoe le soigne, ce que ce dernier fait à l'aide d'un baiser passionné. Un baiser en amenant un autre, tous les deux se retirent finalement dans leur chambre pour la soirée. Tout à coup, Raizô est accosté par un homme portant un masque de renard qui se présente comme étant Kitsune (mot japonais pour renard) et commence à discuter avec lui. Finalement, Raizô finit la soirée dans sa chambre qu'il partage avec Kon, le plus jeune de la famille.
La soirée suivante est pire : alors que chaque membre de la famille s'apprête à se mettre à table, le bras de Konoe s'envole pour aller atterrir dans le dîner ! Et c'est ainsi que le secret de la famille est découvert : les Mitô sont des maîtres Kotodama, des sorciers qui utilisent le pouvoir des mots. Mais les sorts qu'ils lancent peuvent être retournés à l'envoyeur, c'est pourquoi les maîtres kotodama ont besoin de protection et de soins, que leurs kami, des poupées de papier à qui on a insufflé la vie, leur procurent. Ainsi, Benio est le kami d'Ôka et Konoe, celui de Kotoha. Kon est le seul kami sans maître et il commence à se sentir inutile, surtout avec l'arrivée de Raizô. Waki est celui qui fabrique les kami.
Personnages
Raizô est naïf et honnête, toujours à accepter ce que la vie lui amènera avec le sourire, toujours à faire de son mieux. On peut voir les sentiments de Raizô pour Kon, même s’il n'a pas l'air de s'en être rendu compte lui-même : il demande à Waki s'il peut être le maître kotodama de Kon, pour prendre soin de lui, sans vraiment réaliser tout ce que cela implique.
Kon est un garçon mignon, assez grincheux et insatisfait de son existence. Comme il est un kami sans maître, il pense qu'il est inutile et n'a pas de réelle raison de vivre. Raizô est donc exactement le type de personne dont Kon a besoin, pour lui rappeler sa vraie valeur. Il semble râleur, mais on sent bien que même si Raizô pense qu'il l'agace, les véritables sentiments de Kon pourraient bien être assez différents.
Le kotodama
L'une des choses que l'on apprend au cours de notre vie, c'est que les mots ont en effet du pouvoir. On nous le dit dès le plus jeune âge, il faut faire attention à ce que l'on dit, et réfléchir avant de parler, car les mots que nous prononçons ne peuvent pas être retirés. C'est un conseil assez sage, car après tout notre principal moyen de communication se fait au travers des mots, qu'ils soient prononcé ou écrits. Et il y a plus dans les mots que leur sens direct, parfois ils peuvent avoir plusieurs significations, ils peuvent blesser, calmer, dominer et peuvent même détruire. On peut sans peine reconnaitre ces personnes spéciales qui attirent la fortune grâce à leur grande éloquence, et nous fait parfois demander si ce n'est pas en fait un pouvoir qu'ils possèdent.
Ainsi, beaucoup de cultures possèdent la croyance selon laquelle les mots ont un pouvoir caché qui peut influencer leur environnement. Au Japon, cette croyance est appelée kotodama, qui peut être traduit par l'âme des mots ou parole sacrée. Beaucoup d'histoires fantastiques japonaises et de mangas célèbres sont basés sur cette croyance. Mais peu d'entre eux approfondissent sur le fait qu'il faut être prudent sur la façon dont on utilise les mots, car ils pourraient se retourner contre nous. Yuki Shimizu joue avec cette philosophie, ainsi créant une intrigue originale pour un yaoi.
Ze est un manga de Yuki Shimizu, publié par Shinshokan dans le magazine Dear +. Avec 9 volumes, Ze est encore en cours de parution au Japon. Le style de Yuki Shimizu est plaisant, simple, mais engageant. L'auteur a su dessiner différents types de personnages attirants, pour que chaque lecteur y trouve son compte et ainsi attirer un public aussi large que possible.
Pour le titre de ce manga, 是(ze), l'auteur a utilisé le kanji de la justice. Cela pourrait être un nom pris au hasard, pour la sonorité, mais le fait que la clé du soleil (日) ait été remplacée par un symbole qui ressemble beaucoup à la lune nous laisse supposer qu'il y aurait peut-être un deuxième sens. La lune était l'inverse du soleil, on pourrait y voir un sens de "justice retournée", ce qui irait tout à fait dans le sens du manga et des sorts retournés aux maîtres kotodama.
Ze est agréable à lire et à un goût de "reviens-y". Il est définitivement à recommander pour les lecteurs qui cherchent un peu d'action surnaturelle dans leur yaoi. L'histoire est très originale et il y a assez de personnages différents pour garantir que la série continuera sans pour autant être répétitive. Rappelez-vous, les maîtres kotodama peuvent transférer leurs blessures grâce à un sort, mais, soyez tranquille, ils ne vont pas gaspiller leurs pouvoirs quand ils peuvent obtenir le même résultat avec un baiser et plus. Dans Ze, la douleur se transforme en plaisir ...






